PLF 2026 et CBD : comment une décision budgétaire a failli bouleverser tout un secteur

Publié par   Zoé VOLLE    22/01/2026 13:57:19
PLF 2026 et CBD : comment une décision budgétaire a failli bouleverser tout un secteur

Budget 2026, Projet de Loi de Finances et article 23.2 : ce qui s’est vraiment joué

Pendant plusieurs semaines, le CBD s’est retrouvé au centre d’un débat discret mais lourd de conséquences. En toile de fond : le Budget 2026, construit à travers le Projet de Loi de Finances 2026. Derrière ce texte budgétaire se cachait notamment l’article 23.2, une disposition qui aurait pu impacter directement l’économie du cannabidiol en France.

Pour beaucoup de consommateurs, cette discussion est passée sous les radars. Pourtant, elle aurait pu modifier les prix, l’offre disponible et la stabilité de tout un marché. Retour sur ce qui s’est réellement joué dans le cadre du PLF 2026 et sur ce que signifie l’abandon de cette mesure.

Le Projet de Loi de Finances 2026 : un pilier du Budget 2026

Chaque année, le Projet de Loi de Finances définit la feuille de route budgétaire de l’État. Il encadre la répartition du budget public, les nouvelles recettes fiscales, les ajustements de taxes et les priorités économiques.

Le PLF 2026, qui structure le Budget 2026, n’échappait pas à cette logique. Plusieurs articles visaient à créer de nouvelles sources de financement pour l’État. Parmi eux, l’article 23.2 a attiré l’attention du secteur du CBD.

Cet article proposait d’élargir certaines catégories de taxation à des produits considérés comme “alternatifs”, incluant indirectement certains dérivés du chanvre bien-être.

Pourquoi l’article 23.2 du PLF 2026 concernait le CBD ?

Le problème central repose sur un amalgame fréquent dans les textes budgétaires. Le CBD, bien qu’il soit légal et non psychoactif, est parfois regroupé avec des produits de vapotage ou des substances assimilées à des usages récréatifs.

Dans le cadre du Budget 2026, l’article 23.2 du Projet de Loi de Finances envisageait une approche fiscale plus large, sans distinction claire entre nicotine, vape classique et extraits de cannabidiol.

Cette orientation aurait pu entraîner l’application de taxes spécifiques au CBD, sans tenir compte de ses particularités juridiques, scientifiques et sanitaires.

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Ce que le Budget 2026 aurait changé pour les consommateurs de CBD

Une modification inscrite dans un Projet de Loi de Finances ne reste jamais abstraite. Elle se traduit directement dans la réalité du marché. Si l’article 23.2 avait été maintenu, l’impact aurait été visible pour les consommateurs dès les premiers mois.

L’augmentation des coûts liée à une nouvelle taxe se serait répercutée sur les prix. Pour les utilisateurs réguliers de CBD, cela aurait rendu certains produits moins accessibles, notamment ceux intégrés dans une routine quotidienne de détente, de récupération ou de bien-être. À plus long terme, cette pression fiscale aurait également pu réduire la diversité de l’offre disponible, en fragilisant les acteurs les plus modestes du secteur.

Une pression supplémentaire sur un secteur encore jeune

Le marché du CBD en France reste relativement récent. Il se structure progressivement, tout en s’adaptant à un cadre réglementaire qui a beaucoup évolué ces dernières années. Ajouter une nouvelle contrainte budgétaire via le PLF 2026 aurait accentué cette instabilité.

Pour les professionnels, cela aurait signifié moins de visibilité à moyen terme et davantage de prudence dans les investissements. Or un secteur qui peine à se projeter est un secteur qui innove moins et qui ralentit sa montée en qualité.

L’abandon de l’article 23.2, un signal fort du PLF 2026

Le retrait de cette mesure dans la version finale du Projet de Loi de Finances 2026 constitue un signal important. Il montre que les débats autour du Budget 2026 ont permis de corriger certaines orientations jugées inadaptées.

Concrètement, cela permet de préserver une certaine stabilité économique pour les acteurs du CBD et d’éviter une hausse artificielle des prix pour les consommateurs. C’est également un message politique plus large : le cannabidiol commence à être mieux distingué des produits à usage récréatif ou à risque, et sa spécificité est progressivement reconnue.

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Ce que révèle cette séquence du Budget 2026 sur le CBD en France

Le simple fait que le CBD soit concerné par un article du Projet de Loi de Finances montre qu’il est désormais pleinement intégré dans le paysage économique français. Il ne s’agit plus d’un marché marginal, mais d’un secteur suivi par les pouvoirs publics et pris en compte dans les réflexions budgétaires nationales.

Cette situation souligne toutefois un enjeu majeur. Tant que la compréhension du cannabidiol restera partielle dans les sphères politiques, le risque d’amalgame persistera. Le développement durable du secteur passe par une meilleure pédagogie, fondée sur des données scientifiques et une distinction claire entre CBD et cannabis récréatif.

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Le PLF 2026 et le Budget 2026, à travers l’article 23.2, auraient pu fragiliser un marché encore en construction. L’abandon de cette mesure permet aujourd’hui de préserver un équilibre fragile mais essentiel entre accessibilité pour les consommateurs, stabilité pour les professionnels et structuration progressive du marché français du CBD.

Ce n’est pas une victoire spectaculaire, mais c’est une avancée silencieuse. Une étape supplémentaire vers la reconnaissance du cannabidiol comme un produit légal, encadré et distinct des substances psychoactives.

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